Vous voyez, c’est exactement le genre de textes que je ne sais plus comment publier depuis mon diagnostic.

Est-ce que je dois continuer de partager mes impressions, mes questionnements, en sachant qu’ils sont certainement teintés par mon trouble de personnalité?

Une partie de moi se dit que mes questionnements sont toujours là, présents, personnalité limite ou non.

L’autre se dit que rien n’est vrai, que tout est un symptôme et que, tant que je ne saurais pas démêler le « vrai du faux », je devrais m’abstenir.

Mais ce texte est, à mes yeux, un exemple parfait des sentiments de solitude et d’incompréhension que je peux parfois ressentir.

Bonne lecture.

Un bon titre qui fait lever les yeux au ciel. En espérant que vous lisiez le reste.

Ce texte me fait peur.

Ce "pourquoi moi?", je me le pose depuis des années. C’est peut-être même la première idée que j’ai voulu publier sur Chemins Solitaires.

Mais je ne l’ai jamais fait. Parce qu’il est égocentrique, il donne l’impression que je cherche du réconfort, des compliments, qu’on me rassure.

Alors que non. Ce "pourquoi moi?", c’est une vraie question.

Pourquoi moi, donc

Pourquoi je suis tout le temps l’amie qui compte peu ou celle qu’on finit toujours par ne pas recontacter, rappeler, ou revoir?

De toutes les situations où on a fini par me mettre de côté, le dénominateur commun, c’est toujours moi.

Ça veut bien dire qu’il y a un truc qui cloche, non?

Je dois forcément être moins :

  • intéressante?

  • drôle?

  • fun?

Pourquoi on repousse un événement quand un.e ami.e ne peut pas y assister, mais quand moi je ne peux pas y être, il a quand même lieu?

Pourquoi on me propose jamais de verres impromptus en fin de journée, des promenades ou de soirées cinéma à l’arrache, juste for the sake de passer du temps avec moi?

Pourquoi on finit toujours par trouver mieux que mon amitié? Pourquoi on arrête de me contacter une fois qu'on a rencontré des personnes plus fun?

Pourquoi on finit toujours par ne plus avoir besoin de ma compagnie?

Pourquoi je peux avoir l’impression de passer une super soirée avec quelqu’un, à discuter, à partager des photos de chats, de vacances, de vêtements ou de hobbies, pour ne plus jamais entendre parler de cette personne ensuite?

Pourquoi je suis uniquement invitée avec mon mari?

Pourquoi j’ai l’impression que personne ne veut faire d’efforts pour moi? Que j’en vaut pas la peine?

Pourquoi j'ai toujours l'impression de ne manquer à personne?

Ça fait des années que ces questions reviennent, en boucle, à chaque fois qu’un groupe ou une amitié finit par imploser en plein vol.

Pourquoi je ne suis jamais la meilleure amie de personne? Je suis au mieux membre d’un groupe ou la +1 de quelqu'un.

Est-ce que je dois changer? Devenir quelqu’un d’autre?

J’ai déjà essayé, en français, en anglais, plus gentille, plus douce, quitte à me mordre la langue tous les jours et à ne pas avoir l’impression d'être moi-même.

J’ai essayé d'être moi, sans excuse ni honte, mais ça non plus, ça ne fonctionne pas.

Quelle que soit la version de moi, ça bloque. Ça finit par se lasser, par choisir d’autres amitiés que la mienne.

Donc, la question revient : pourquoi moi?

Eh boyyyy… j’étais en grande forme quand j’ai tapé ça.

Mais ça vous donne une idée de contre quoi je me bats.

En fait, mon diagnostic, il m’aide à comprendre que quand je ressens des choses comme ça, par vagues, c’est peut-être un moment dépressif. Un moment douloureux qui finira par passer.

Il y a quand même du vrai là-dedans ; je me pose certaines de ces questions, définitivement.

Mais peut-être pas (toujours) d’une manière aussi dramatique.

Merci d’avoir lu jusqu’ici! Vous connaissez quelqu’un qui pourrait aimer ces textes? N’hésitez pas à les partager autour de vous!

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